Au service de votre histoire...

 Lorsque je laisse libre court à mon imagination, la petite plume qui vit en moi s'essaye à toutes sortes d'écrits et explore des domaines littéraires très variés : nouvelles policières, contes, fan-fiction pour réécrire entièrement une série TV, etc.

 

 Voici quelques courts morceaux choisis... Des extraits de mes nouvelles policières récompensées sont également visibles  ici, ici et

 "Le courrier des pleurs", une micro-nouvelle pour le concours Radio-France 2018, sur le thème "un nouveau monde" 

 Le début d'un conte, "Pourquoi fait-il noir la nuit ?"

(la suite sur demande par message

 "La mission de Maximilien", nouvelle pour le concours "Loir-Littéraire" 2018, sur le thème "la différence".

     « Enfin, le voilà ! » soupira Maximilien en jetant un coup d’œil à l’imposante horloge du parc.

Quinze minutes ! C’était la première fois que La Grande Ficelle avait autant de retard... 

Max ne saurait jamais pourquoi le jeune homme longiligne aux cheveux blonds traversait ce parc tous les soirs à 17 heures pile, mais cela lui était bien égal. 

La Grande Ficelle portait sa tenue habituelle : pantalon, chemise et veste pliée sur le bras. Pas étonnant avec cette chaleur ! On n’était encore qu’au mois de juin, mais les rayons du soleil brûlaient déjà les rues et les maisons de la ville. Cela ne dérangeait pas Max, bien au contraire… Le jeune curieux étendit encore un peu plus son cou : il ne pouvait distinguer le visage de La Grande Ficelle, mais étudia attentivement son attitude… Hormis une démarche légèrement plus rapide qu’à l’accoutumée, tout paraissait normal. 

Maximilien reporta alors son regard de l’autre côté du parc, là où était assise La Petite Poupée. Elle arrivait tous les jours vers 16 heures trente et s’installait sur ce banc, astucieusement placé à l’ombre d’un majestueux saule pleureur. Elle restait là une bonne heure, à lire sans jamais lever la tête, avant de gagner la sortie et de disparaître dans la cité fourmillante. Ce soir comme tous les autres, la jeune femme brune était plongée dans un épais livre à la reliure dorée. Elle ne prêtait aucune attention à ce qui l’entourait : ni aux oiseaux qui chantaient, ni aux promeneurs qui arpentaient les allées. 

Ainsi, chaque jour, sous les yeux ronds de Max, la même scène se répétait à l’identique : La Grande Ficelle passait devant le banc de bois sans remarquer La Petite Poupée et sans qu’elle le remarque. 

« Désespérant », gémit-il une fois que La Grande Ficelle eût franchi les grilles et disparu de son champ de vision. Cela faisait maintenant deux semaines qu’il les surveillait attentivement, sans que rien de nouveau ne se produise. Pourtant Max en était sûr et certain : ces deux-là étaient faits l’un pour l’autre. Il était incapable d’expliquer pourquoi, mais il l’avait senti dès qu’il les avait repérés le premier soir. Comme une évidence. Ils ne tarderaient donc pas à le réaliser, eux-aussi... C’est du moins ce qu’avait pensé Max au début. Chaque jour, après sa sieste, il s’installait donc à son poste favori, situé au centre du parc, légèrement en hauteur et en plein soleil. Chaque jour, il les observait et espérait. Un regard, un sourire, quelque chose, n’importe quoi pourvu que cela crée un contact entre eux. En vain. 

La Grande Ficelle passait. La Petite Poupée lisait. 

« Ils ne peuvent pas s’aimer s’ils ne se voient pas. Pourquoi ne se voient-ils pas ?... », se demanda Max en regagnant sa maison, complètement dépité.

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« Tu rentres bien tard, dis donc !..., s’écria Marinette dès qu’elle vit Maximilien. Tes tourtereaux auraient-ils enfin fait un brin de causette ?

– Très drôle maman…, soupira Max. Eh non ! C’est juste Lui qui avait du retard.

Marinette se rapprocha de son fils et reprit avec une douceur toute maternelle.

– Tu devrais passer à autre chose, mon chéri... Je sais bien que tu es un grand romantique, mais tu ne peux pas tout ! En plus, d’après ce que tu m’as dit, ils sont très différents, tous les deux… Peut-être trop...

– Et alors ? Les opposés s’attirent, c’est bien connu… Il faut juste donner un petit coup de pouce au magnétisme ! Je pourrais peut-être les aider…

Sa mère ouvrit grand les yeux… et éclata de rire.

– Toi ? Maximilien ? Tu pourrais les aider !?

Mais Marinette se reprit bien vite devant l’air déterminé de son fils.

– Enfin, Max… Regarde-toi… Comment peux-tu penser une seule seconde pouvoir faire quelque chose…

– Merci de ton soutien ! Rétorqua son fils, furieux et déçu.

– Je ne te comprends pas, gémit Marinette. Qu’est-ce que ça peut bien te faire que ces deux-là tombent amoureux ? Cela ne nous concerne pas. Ils ne font pas partie de notre monde, tu le sais bien.

– Ce n’est pas parce qu’on ne se ressemble pas qu’on ne doit pas s’entraider !

– Oui, bien sûr. Mais là, on parle de deux humains, Max !...

...

La suite sur demande par message...

 Pour animer un atelier "acrostiches" avec des enfants